Le temps des propositions
Rédigé par Marc Bauland le Samedi 18 Février 2012
Politique troyenne
Il est toujours passionnant d'observer comment l'information "municipale" circule en ville. Très souvent, les dossiers les plus sensibles nous sont connus grâce à la presse. Le dossier de l'Espace Cité en est une parfaite illustration.
Au conseil municipal du 16 décembre 2010, la majorité de François Baroin avait voté la cession de l'espace Cité pour 671 000 euros
15 février - 15h41: Surprise: un message de l'Est Eclair me demande de réagir à l'annulation de la vente de l'espace Cité. On se souvient que nous nous y étions opposés en conseil municipal le 16 décembre 2010, préférant y installer un équipement public. Bien que membre de la Commission Urbanisme et de la Commission Organique, qui examine les cessions immobilière, je n'ai eu depuis aucune information sur le sujet jusqu'à ce coup de fil.
15 février - 20h53. L'adjoint à l'urbanisme - probablement contraint par l'imminence de la parution d'un article - nous fait part dans un mail de la "décision soudaine et inattendue" des acquéreurs de l'espace cité de ne pas donner suite à leur acquisition en raison d'une "enveloppe de travaux supérieure à leurs prévisions" ainsi que de "difficultés de commercialisation dans un environnement économique peu favorable". Depuis quand le savait-il? L'acte de vente traînait-il depuis un an? Langue de bois, quand tu nous tiens...
16 février 2012. L'information est à la Une de l'Est Eclair. Dans l'article titré "Les privés se retirent", l'adjoint à l'urbanisme se défausse en expliquant qu'il n'a "pas voulu mettre le couteau sous la gorge aux investisseurs" juste avant de réaffirmer que le lieu sera vendu. A un moindre prix peut être? (un tel cas s'est déjà présenté au cours du mandat) Alain CARSENTI quant à lui s'étonne légitimement du fait que la vente n'ait pas été signée rapidement après le conseil municipal.
Je m'étais exprimé sur le sujet en décembre 2010. Mon analyse d'alors sur le potentiel de l'Espace Cité et sur la braderie immobilière permanente organisée par François BAROIN conserve son actualité et sa pertinence.
15 février - 20h53. L'adjoint à l'urbanisme - probablement contraint par l'imminence de la parution d'un article - nous fait part dans un mail de la "décision soudaine et inattendue" des acquéreurs de l'espace cité de ne pas donner suite à leur acquisition en raison d'une "enveloppe de travaux supérieure à leurs prévisions" ainsi que de "difficultés de commercialisation dans un environnement économique peu favorable". Depuis quand le savait-il? L'acte de vente traînait-il depuis un an? Langue de bois, quand tu nous tiens...
16 février 2012. L'information est à la Une de l'Est Eclair. Dans l'article titré "Les privés se retirent", l'adjoint à l'urbanisme se défausse en expliquant qu'il n'a "pas voulu mettre le couteau sous la gorge aux investisseurs" juste avant de réaffirmer que le lieu sera vendu. A un moindre prix peut être? (un tel cas s'est déjà présenté au cours du mandat) Alain CARSENTI quant à lui s'étonne légitimement du fait que la vente n'ait pas été signée rapidement après le conseil municipal.
Je m'étais exprimé sur le sujet en décembre 2010. Mon analyse d'alors sur le potentiel de l'Espace Cité et sur la braderie immobilière permanente organisée par François BAROIN conserve son actualité et sa pertinence.
Rédigé par Marc Bauland le Jeudi 16 Février 2012
Politique troyenne
Le conseil municipal de Troyes s'est tenu les 9 février et 10 février entre 19h00 et 3h00 du matin. J'ai signifié à François Baroin ma réprobation vis à vis du concept qui consiste à ne réunir le conseil municipal que tous les trois mois (le minimum légal) et à mettre en fin d'ordre du jour (c'est à dire ici vers 2h00 du matin) des dossiers aussi importants que la Bourse du Travail ou l'acquisition de Guy de Bérac. La tenue d'un conseil municipal mensuel semblerait une mesure raisonnable et conforme à l'intérêt de tous.
Voici le canevas de mon intervention sur l'équilibre général du budget 2012, après l'intervention de mes colistiers secteur par secteur.
Ce budget témoigne d'une vision archaïque qui relève de la politique du XXe siècle
- Pour François Baroin, il faut dépenser les impôts pour que ça se voie. Plus ça se voit mieux c'est.
- Pour François Baroin, il faut prévoir de faire le maximum d'inaugurations avant la fin du mandat ça permet de faire de photos et de faire croire qu'on a bien travaillé. A l'occasion ça fera aussi un beau publireportage ça fera vendre du papier glacé.
- Ce budget, témoigne d'une vision dépassée, méprisante pour les électeurs, improductive pour la ville et sans effet sur le quotidien de ses habitants. A tel point que, ayant la possibilité de faire un grand musée du textile et de la bonneterie, le maire en oublie même que le fait de le situer à Fra For permettrait au moins de donner une cohérence au cheminement piéton assez coûteux qu'il a mis en place avec le canal. En effet, les touristes auraient au moins pu se rendre dans le nouveau musée en passant par le canal. Guy de Bérac, c'est dans la direction opposée.
Finalement, budget après budget, la question que l'on se pose c'est à quoi sert un maire?
-A quoi sert un maire, quand les enfants ne peuvent plus se nourrir à la cantine, que les conditions de restauration ne sont pas optimales. Un enfant bien nourri, c'est un enfant qui travaille bien, c'est un enfant qui réussit. Le maire comprend il les conséquences de la politique tarifaire qu'il met en place?
- A quoi sert un maire, quand, contre toute logique urbaine et muséale, on s'apprête à installer le centre névralgique de notre politique muséale dans un cul de sac?
- A quoi sert un maire, quand on constate la cure d'austérité sans précédent infligée aux services municipaux, et que les usagers du service public subissent année après année des hausses tarifaires?
- A quoi sert un maire, s'il privilégie les apparences et néglige les investissements les plus nécessaires aux habitants. Il aurait fallu s'appuyer sur les leviers positifs de la loi de finances pour faire de notre ville une ville durable. Exonérer les constructions neuves de taxe foncière bâtie si elles vont au delà des normes environnementales en vigueur. Afin de résorber les précarité énergétique – ces charges pesant moins sur le budget des ménages et donner un signal fort au secteur de la construction et de l'artisanat pour impulser une conversion du savoir faire des professionnels du bâtiment. Il suffit à la ville de voter l'exonération de 50% ou de 100% de la TFB prévue dans la loi de finances.
- A quoi sert un maire, si la politique sportive n'est que d'affichage, si le seul équipement digne de ce nom est géré par un délégataire coûteux dans le cadre d'un cahier des charges qui ne tient pas compte de la nécessité d'y organiser des manifestations d'intérêt général. Toute la politique des équipements publics est à repenser. Les infrastructures qui sont censées accueillir le meilleur de notre jeunesse et de nos acteurs associatifs ressemble à la salle Fernand Doré ou à Menois. Cette négligence, cette indifférence et ce manque d'anticipation porte un nom. Cela s'appelle de l'incurie.
Un maire de Troyes devrait avant tout servir les intérêts des Troyens.
Tous les Troyens. Et pas seulement de quelques uns. L'absence de projet global, l'absence de vision sont de plus en plus criants. Des associations, des élus, des acteurs économiques de la ville interpellent un maire absent ou indifférent. Une ville ce n'est pas que des murs. Derrière les murs il y a des habitants. Certains, les plus faibles, sont parfois surnommés les "invisibles". Ils souffrent souvent en silence, cherchent un emploi et un avenir et n'osent pas quémander des aides ponctuelles alors qu'ils exerceraient leurs droits s'ils en avaient.
Il est temps de revenir sur terre et d'écouter ce que dit la Ville.
Ce budget témoigne d'une vision archaïque qui relève de la politique du XXe siècle
- Pour François Baroin, il faut dépenser les impôts pour que ça se voie. Plus ça se voit mieux c'est.
- Pour François Baroin, il faut prévoir de faire le maximum d'inaugurations avant la fin du mandat ça permet de faire de photos et de faire croire qu'on a bien travaillé. A l'occasion ça fera aussi un beau publireportage ça fera vendre du papier glacé.
- Ce budget, témoigne d'une vision dépassée, méprisante pour les électeurs, improductive pour la ville et sans effet sur le quotidien de ses habitants. A tel point que, ayant la possibilité de faire un grand musée du textile et de la bonneterie, le maire en oublie même que le fait de le situer à Fra For permettrait au moins de donner une cohérence au cheminement piéton assez coûteux qu'il a mis en place avec le canal. En effet, les touristes auraient au moins pu se rendre dans le nouveau musée en passant par le canal. Guy de Bérac, c'est dans la direction opposée.
Finalement, budget après budget, la question que l'on se pose c'est à quoi sert un maire?
-A quoi sert un maire, quand les enfants ne peuvent plus se nourrir à la cantine, que les conditions de restauration ne sont pas optimales. Un enfant bien nourri, c'est un enfant qui travaille bien, c'est un enfant qui réussit. Le maire comprend il les conséquences de la politique tarifaire qu'il met en place?
- A quoi sert un maire, quand, contre toute logique urbaine et muséale, on s'apprête à installer le centre névralgique de notre politique muséale dans un cul de sac?
- A quoi sert un maire, quand on constate la cure d'austérité sans précédent infligée aux services municipaux, et que les usagers du service public subissent année après année des hausses tarifaires?
- A quoi sert un maire, s'il privilégie les apparences et néglige les investissements les plus nécessaires aux habitants. Il aurait fallu s'appuyer sur les leviers positifs de la loi de finances pour faire de notre ville une ville durable. Exonérer les constructions neuves de taxe foncière bâtie si elles vont au delà des normes environnementales en vigueur. Afin de résorber les précarité énergétique – ces charges pesant moins sur le budget des ménages et donner un signal fort au secteur de la construction et de l'artisanat pour impulser une conversion du savoir faire des professionnels du bâtiment. Il suffit à la ville de voter l'exonération de 50% ou de 100% de la TFB prévue dans la loi de finances.
- A quoi sert un maire, si la politique sportive n'est que d'affichage, si le seul équipement digne de ce nom est géré par un délégataire coûteux dans le cadre d'un cahier des charges qui ne tient pas compte de la nécessité d'y organiser des manifestations d'intérêt général. Toute la politique des équipements publics est à repenser. Les infrastructures qui sont censées accueillir le meilleur de notre jeunesse et de nos acteurs associatifs ressemble à la salle Fernand Doré ou à Menois. Cette négligence, cette indifférence et ce manque d'anticipation porte un nom. Cela s'appelle de l'incurie.
Un maire de Troyes devrait avant tout servir les intérêts des Troyens.
Tous les Troyens. Et pas seulement de quelques uns. L'absence de projet global, l'absence de vision sont de plus en plus criants. Des associations, des élus, des acteurs économiques de la ville interpellent un maire absent ou indifférent. Une ville ce n'est pas que des murs. Derrière les murs il y a des habitants. Certains, les plus faibles, sont parfois surnommés les "invisibles". Ils souffrent souvent en silence, cherchent un emploi et un avenir et n'osent pas quémander des aides ponctuelles alors qu'ils exerceraient leurs droits s'ils en avaient.
Il est temps de revenir sur terre et d'écouter ce que dit la Ville.
Rédigé par Marc Bauland le Vendredi 10 Février 2012
Sur le terrain des idées
L'association Bourse du Travail Mémoire Vivante a écrit à François Baroin pour élargir les perspectives, recenser les dossiers clés des années à venir en matière d'urbanisme et de patrimoine, et initier une démarche porteuse de sens et d'avenir.
La Bourse du Travail, point d'entrée muséal du centre de Troyes orientant les visiteurs vers différents parcours: un cheminement à travers le passé médiéval et les foires de Champagne, le vitrail, le XVIe siècle, le textile et la mémoire industrielle des XIXe et XXe... Tel pourrait être le projet porté par les acteurs politiques et culturels de la ville avec le soutien des milieux économiques et des partenaires institutionnels.
Par delà les polémiques souvent stériles du conseil municipal et le jeu d'une majorité sourde aux suppliques des oppositions, il existe des hommes et des femmes, amateurs du patrimoine, militants associatifs, chercheurs, érudits, professionnels de l'urbanisme et de l'architecture et du tourisme etc. passionnés de culture, qui pensent que notre entrée de ville mérite autre chose qu'un projet immobilier et un supermarché.
Le bureau de l'association Bourse du Travail Mémoire Vivante s'est adressé au maire de Troyes François Baroin pour lui suggérer des pistes de réflexion et de travail sur la politique patrimoniale et la nécessité d'un plan d'urbanisme cohérent, alliant le respect du passé et le développement d'une vision d'avenir pour renforcer l'attractivité de la Ville de Troyes et la mise en valeur de son potentiel.
Je soutiens pleinement cette démarche.
Par delà les polémiques souvent stériles du conseil municipal et le jeu d'une majorité sourde aux suppliques des oppositions, il existe des hommes et des femmes, amateurs du patrimoine, militants associatifs, chercheurs, érudits, professionnels de l'urbanisme et de l'architecture et du tourisme etc. passionnés de culture, qui pensent que notre entrée de ville mérite autre chose qu'un projet immobilier et un supermarché.
Le bureau de l'association Bourse du Travail Mémoire Vivante s'est adressé au maire de Troyes François Baroin pour lui suggérer des pistes de réflexion et de travail sur la politique patrimoniale et la nécessité d'un plan d'urbanisme cohérent, alliant le respect du passé et le développement d'une vision d'avenir pour renforcer l'attractivité de la Ville de Troyes et la mise en valeur de son potentiel.
Je soutiens pleinement cette démarche.
lettre baroin 2.pdf
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Rédigé par Marc Bauland le Mercredi 8 Février 2012
Les dossiers clés
Le conseil municipal de Troyes convoqué jeudi 9 février 2012 à 19h00 va examiner (en fin de séance) le projet de concession d'aménagement de l'îlot Bourse du Travail. Sans anticiper sur les débats à venir, des incertitudes subsistent quant au projet lui même.
Le 9 septembre 2010 dans les colonnes de Libération Champagne, l'adjoint au maire en charge du secteur sauvegardé affirme de manière péremptoire que "la seule chose dont on ne veut pas, c'est du culturel". C'est on ne peut plus clair et c'est même confirmé dans l'Est Eclair. Sauf que...
Rédigé par Marc Bauland le Mardi 7 Février 2012
Sur le terrain des idées
La Rose et le Réséda c'est un poème de Louis Aragon datant de 1943 dédié à Honoré d'Estienne d'Orves, Gilbert Dru, Guy Moquet et Gabriel Péri. Un chef d'oeuvre poétique qui témoigne de l'union de toutes les consciences au delà des convictions religieuses et des appartenances politiques dans les valeurs de résistance. "Celui qui croyait au ciel / Celui qui n'y croyait pas."
Après le succès des primaires citoyennes, la Rose et le Réséda est désormais également le nom donné au nouveau mouvement politique destiné à mettre au pouvoir les idées proposées par Arnaud Montebourg et Christiane Taubira notamment. La question de la réindustrialisation, de la démondialisation et du capitalisme coopératif en sont des exemples significatifs.
Rose Réséda n'est pas conçu comme un parti, un quelconque courant du PS ou une énième chapelle. C'est le levier qui réunira au delà des appartenances partisanes et qui permettra d'incarner les ambitions transformatrices de la gauche et la fin de l'impuissance. Une force de mutation des consciences et de l'action politique au quotidien, résolument engagée dans la campagne présidentielle avec François Hollande.
Voici le discours fondateur d'Arnaud Montebourg:
discours d'Arnaud Montebourg du 4 février 2012 par idees_reves
"Nous sommes là pour mettre au pouvoir des idées qui doivent incarner la fin du fatalisme, du cynisme. Nous ne nous résignons pas à changer autant que nous pouvons le monde."
Rejoignez notre mouvement
Rose Réséda n'est pas conçu comme un parti, un quelconque courant du PS ou une énième chapelle. C'est le levier qui réunira au delà des appartenances partisanes et qui permettra d'incarner les ambitions transformatrices de la gauche et la fin de l'impuissance. Une force de mutation des consciences et de l'action politique au quotidien, résolument engagée dans la campagne présidentielle avec François Hollande.
Voici le discours fondateur d'Arnaud Montebourg:
discours d'Arnaud Montebourg du 4 février 2012 par idees_reves
"Nous sommes là pour mettre au pouvoir des idées qui doivent incarner la fin du fatalisme, du cynisme. Nous ne nous résignons pas à changer autant que nous pouvons le monde."
Rejoignez notre mouvement
Rédigé par Marc Bauland le Dimanche 5 Février 2012
Petites turpitudes et autres curiosités des moeurs politiques locales
J'ai été interrogé samedi par un ami sur les raisons pour lesquelles le conseil communautaire du Grand Troyes avait été décalé vendredi soir à 20h30. Je n'ai pas été en mesure de répondre, jusqu'à la lecture du journal ce dimanche.
- "Il avait une réunion importante au ministère des finances?" m'a demandé mon interlocuteur.
- "Peut-être" lui ai-je répondu, pensant que le ministre-maire-président du Grand Troyes aurait pu avoir une réunion au sommet avec les grands argentiers européens pour sauver une fois encore la monnaie unique.
En fait, non. François Baroin a juste demandé à tous les élus communautaires des communes du Grand Troyes de venir siéger en nocturne parce qu'il était en campagne électorale. C'est une vraie (mais certainement pas une bonne) raison.
Voici cette belle histoire en images...
- "Peut-être" lui ai-je répondu, pensant que le ministre-maire-président du Grand Troyes aurait pu avoir une réunion au sommet avec les grands argentiers européens pour sauver une fois encore la monnaie unique.
En fait, non. François Baroin a juste demandé à tous les élus communautaires des communes du Grand Troyes de venir siéger en nocturne parce qu'il était en campagne électorale. C'est une vraie (mais certainement pas une bonne) raison.
Voici cette belle histoire en images...
Rédigé par Marc Bauland le Dimanche 5 Février 2012
Interventions en séance
Séance plénière du Grand Troyes. Peu d'interventions pour le budget 2012 mis à part les éléments communiqués par les vice-présidents secteur par secteur. Ma contribution au débat général a porté sur plusieurs points d'importance:
a) L'amélioration de la qualité et de la transparence des débats s'impose.
- Les conditions de convocation de l'assemblée du Grand Troyes tout d'abord. Le fait de convoquer l'assemblée en journée et non en soirée permettrait de prendre le temps de délibérer et de débattre posément des dossiers. Passé 21h30 une partie de la presse quitte la salle pour des impératifs de bouclage et les articles qui paraissent le lendemain ne sont souvent que le reflet partiel de ce qui a pu se passer. La séance publique en journée permettrait de résoudre enfin cette question.
- Une assemblée comme la nôtre où se décide la politique de l'agglomération (130 000 habitants, plus du tiers de la population du département) gagnerait à diffuser ses travaux en vidéo sur Internet. Les citoyens doivent pouvoir être informés de ce que décident leurs élus en matière de transports, d'enseignement supérieur, d'assainissement, de politique de la Ville, de développement durable, de collecte des déchets ménagers etc.
- L'affichage des délibérations derrière la vitrine du conseil communautaire est indigne d'une collectivité comme la nôtre. Le Grand Troyes dispose d'un site Internet très bien conçu et très fonctionnel. La diffusion des délibérations sur le site doit permettre de renforcer la transparence des travaux de cette assemblée encore élue au suffrage indirect.
b) La gestion de François Baroin président d'agglomération révèle un manque de vision et d'anticipation.
- Le Grand Troyes s'est élargi à de nouvelles communes sans que jamais nous n'ayons débattu sur son périmètre, l'approfondissement ou l'extension de ses compétences et le rythme de cet élargissement. François Baroin s'y était engagé en séance il y a deux ans et il n'a pas tenu parole. Résultat: nous intégrons les conseillers communautaires de nouvelles communes dans notre agglomération mais le bureau du conseil communautaire ressemble à une armée mexicaine où il y aura bientôt plus de colonels que d'hommes de troupe.
- Notre agglomération s'endette et voit exploser ses charges de remboursement des emprunts (+8,67%).
- Les emprunts nouveaux servent tout juste à financer des urgences ou des dépenses non prévues au plan d'action communautaire: 5 millions d'euros en 2012 pour consolider les digues en urgence alors même que ce type d'investissements est prévisible longtemps à l'avance. Au total il faudra sortir près de 30 millions d'euros dans les années à venir pour mettre en sécurité la population. La politique de l'autruche n'a que trop duré.
- 1 million d'euros, 37% de l'ensemble de l'enveloppe de l'enseignement supérieur, en fonctionnement sera consacré pour cette année à la seule Ecole supérieure de commerce de Troyes (ESC), structure privée au frais de scolarité inaccessibles (environ 7000 euros) pour la plupart des foyers aubois dont le revenu annuel est modeste. A cela il faut ajouter une ponction de 1 700 000 euros en investissement pour la même ESC, soit 47% de l'enveloppe totale d'investissement! Et l'enseignement supérieur public???
c) Le budget 2012 est à contrecourant des besoins de nos concitoyens et pèse sur le pouvoir d'achat des ménages.
- François Baroin, président du Grand Troyes et ministre de l'Economie et des Finances opère une ponction incontestable du pouvoir d'achat des ménages. La hausse envisagée de la TVA achèverait tout espoir de croissance en tuant la reprise de la consommation.
- Dans le Grand Troyes, même cynisme lorsqu'il s'agit de faire peser les choix politiques sur le budget déjà fragile des ménages. La politique de transports se fera au détriment du pouvoir d'achat: La hausse des dépenses d’exploitation liée à l'élargissement du périmètre de transports se traduit par une hausse tarifaire alors que la collectivité devrait financer son élargissement sur ses fonds propres.
- Les usagers captifs, sont précisément ceux que la collectivité devrait protéger en leur facilitant le transport jusqu'à leur lieu de travail ou d'études. Un audit "stratégique" (sic) réalisé sur les tarifs de la TCAT conclut sans surprise au caractère illisible et injuste des tarifs des transports en commun de l'agglomération troyenne. Un lycéen acquitte un abonnement mensuel de 33 euros (330 euros par an sur 10 mois) quand cet abonnement revient au maximum à 7,6 euros par mois pour un collégien (76 euros par an sur 10 mois). A titre de comparaison, l'abonnement mensuel plein tarif dans l'agglomération de Reims revient à 32 euros (avec l'accès au tramway en prime...). Les familles de l'agglomération troyenne apprécieront....
François Baroin n'a pas daigné répondre à ces questions qui sont pourtant tout sauf mineures. Il atterrira bientôt.
- Les conditions de convocation de l'assemblée du Grand Troyes tout d'abord. Le fait de convoquer l'assemblée en journée et non en soirée permettrait de prendre le temps de délibérer et de débattre posément des dossiers. Passé 21h30 une partie de la presse quitte la salle pour des impératifs de bouclage et les articles qui paraissent le lendemain ne sont souvent que le reflet partiel de ce qui a pu se passer. La séance publique en journée permettrait de résoudre enfin cette question.
- Une assemblée comme la nôtre où se décide la politique de l'agglomération (130 000 habitants, plus du tiers de la population du département) gagnerait à diffuser ses travaux en vidéo sur Internet. Les citoyens doivent pouvoir être informés de ce que décident leurs élus en matière de transports, d'enseignement supérieur, d'assainissement, de politique de la Ville, de développement durable, de collecte des déchets ménagers etc.
- L'affichage des délibérations derrière la vitrine du conseil communautaire est indigne d'une collectivité comme la nôtre. Le Grand Troyes dispose d'un site Internet très bien conçu et très fonctionnel. La diffusion des délibérations sur le site doit permettre de renforcer la transparence des travaux de cette assemblée encore élue au suffrage indirect.
b) La gestion de François Baroin président d'agglomération révèle un manque de vision et d'anticipation.
- Le Grand Troyes s'est élargi à de nouvelles communes sans que jamais nous n'ayons débattu sur son périmètre, l'approfondissement ou l'extension de ses compétences et le rythme de cet élargissement. François Baroin s'y était engagé en séance il y a deux ans et il n'a pas tenu parole. Résultat: nous intégrons les conseillers communautaires de nouvelles communes dans notre agglomération mais le bureau du conseil communautaire ressemble à une armée mexicaine où il y aura bientôt plus de colonels que d'hommes de troupe.
- Notre agglomération s'endette et voit exploser ses charges de remboursement des emprunts (+8,67%).
- Les emprunts nouveaux servent tout juste à financer des urgences ou des dépenses non prévues au plan d'action communautaire: 5 millions d'euros en 2012 pour consolider les digues en urgence alors même que ce type d'investissements est prévisible longtemps à l'avance. Au total il faudra sortir près de 30 millions d'euros dans les années à venir pour mettre en sécurité la population. La politique de l'autruche n'a que trop duré.
- 1 million d'euros, 37% de l'ensemble de l'enveloppe de l'enseignement supérieur, en fonctionnement sera consacré pour cette année à la seule Ecole supérieure de commerce de Troyes (ESC), structure privée au frais de scolarité inaccessibles (environ 7000 euros) pour la plupart des foyers aubois dont le revenu annuel est modeste. A cela il faut ajouter une ponction de 1 700 000 euros en investissement pour la même ESC, soit 47% de l'enveloppe totale d'investissement! Et l'enseignement supérieur public???
c) Le budget 2012 est à contrecourant des besoins de nos concitoyens et pèse sur le pouvoir d'achat des ménages.
- François Baroin, président du Grand Troyes et ministre de l'Economie et des Finances opère une ponction incontestable du pouvoir d'achat des ménages. La hausse envisagée de la TVA achèverait tout espoir de croissance en tuant la reprise de la consommation.
- Dans le Grand Troyes, même cynisme lorsqu'il s'agit de faire peser les choix politiques sur le budget déjà fragile des ménages. La politique de transports se fera au détriment du pouvoir d'achat: La hausse des dépenses d’exploitation liée à l'élargissement du périmètre de transports se traduit par une hausse tarifaire alors que la collectivité devrait financer son élargissement sur ses fonds propres.
- Les usagers captifs, sont précisément ceux que la collectivité devrait protéger en leur facilitant le transport jusqu'à leur lieu de travail ou d'études. Un audit "stratégique" (sic) réalisé sur les tarifs de la TCAT conclut sans surprise au caractère illisible et injuste des tarifs des transports en commun de l'agglomération troyenne. Un lycéen acquitte un abonnement mensuel de 33 euros (330 euros par an sur 10 mois) quand cet abonnement revient au maximum à 7,6 euros par mois pour un collégien (76 euros par an sur 10 mois). A titre de comparaison, l'abonnement mensuel plein tarif dans l'agglomération de Reims revient à 32 euros (avec l'accès au tramway en prime...). Les familles de l'agglomération troyenne apprécieront....
François Baroin n'a pas daigné répondre à ces questions qui sont pourtant tout sauf mineures. Il atterrira bientôt.
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Grand Troyes Budget 2012
Rédigé par Marc Bauland le Vendredi 3 Février 2012
Les dossiers clés
Le prestigieux hebdomadaire "La Semaine Juridique – Administration et Collectivités territoriales" (JCPA n°2, 16 janvier 2012, act 30) s'est penché sur le cas de Troyes et sur l'avenant passé par François Baroin pour « offrir » à Veolia une rallonge très rentable sur le contrat de fourniture d'eau potable.
L'incurie de François BAROIN Maire de Troyes et ministre de l'Economie et des Finances commence à faire des vagues jusque dans la presse juridique nationale. « Certains ont cru possible de transformer la jurisprudence Olivet en une forme de lessiveuse à l'égard du processus d'avenant mais aussi des droits d'entrée ».
En une phrase, dans un article intitulé « La Guerre de Troyes aura lieu sur le champ de la jurisprudence Olivet », Yann WELS - doctorant (université de Montpellier I) et juriste - replace le recours administratif de l'opposition plurielle troyenne sur l'exploitation du service d'eau potable à un niveau d'où il n'aurait jamais dû descendre.
Celui de la confrontation d'analyses et des difficultés d'application de la jurisprudence.
Trois points de cet article peuvent être soulignés:
a) Le caractère sibyllin de l'avis du Directeur Départemental des Finances Publiques (DDFIP), insuffisant pour motiver la délibération. Il s'est contenté de reprendre les arguments de la ville de Troyes sans mener d'investigations complémentaires. D'autant qu'il a pris en compte les droits d'entrée versés à la collectivité, lesquels sont interdits depuis 1995. («Il apparaît [...] douteux de considérer comme acquis leur prise en compte globale – sans retraitement comptable – comme partie de la consistance potentielle des montants indemnitaires.»)
b) Le Maire de Troyes aurait dû distinguer deux processus: l'un concernant la poursuite de la concession au delà du terme légal de 2015, l'autre consistant en une modification éventuelle du contrat par voie d'avenant. Le droit de la Commande publique ne permet pas de mélanger les torchons et les serviettes sous peine de nullité. (« La jurisprudence Commune d'Olivet (…) n'avait pas encore été pensée comme permettant de véhiculer une prestation additionnelle »)
c) L'argument du changement de tous les branchements en plomb agité par Marc Bret ne tient pas debout: la Ville de Troyes n'aurait pas dû passer cette prestation sous forme d'avenant. Non seulement cette prestation est une modification plus que substantielle du contrat, mais en plus elle aurait dû faire l'objet d'un marché à part entière et d'une mise en concurrence régulière. Laquelle aurait sans doute débouché sur l'attribution d'un marché de travaux inférieur à 4 millions d'euros à un prestataire qui n'aurait pas forcément été Véolia ou ses sous-traitants.
Je suis consterné que François Baroin, qui se dit avocat, puisse laisser passer des erreurs aussi grossières. A son niveau de responsabilité, et compte tenu de ses ambitions et du nombre de conseillers dont il dispose, il ne saurait s'agir d'un défaut de compétence du maire de Troyes. Ou alors ce serait énorme. Cette délibération relève d'un choix raisonné et mûrement pesé d'accorder des facilités à Veolia. Il s'agit donc bien d'une faute politique particulièrement grave. Localement, on souhaitera que soit mis un terme rapidement à cette gestion calamiteuse de l'intérêt des Troyens.
En une phrase, dans un article intitulé « La Guerre de Troyes aura lieu sur le champ de la jurisprudence Olivet », Yann WELS - doctorant (université de Montpellier I) et juriste - replace le recours administratif de l'opposition plurielle troyenne sur l'exploitation du service d'eau potable à un niveau d'où il n'aurait jamais dû descendre.
Celui de la confrontation d'analyses et des difficultés d'application de la jurisprudence.
Trois points de cet article peuvent être soulignés:
a) Le caractère sibyllin de l'avis du Directeur Départemental des Finances Publiques (DDFIP), insuffisant pour motiver la délibération. Il s'est contenté de reprendre les arguments de la ville de Troyes sans mener d'investigations complémentaires. D'autant qu'il a pris en compte les droits d'entrée versés à la collectivité, lesquels sont interdits depuis 1995. («Il apparaît [...] douteux de considérer comme acquis leur prise en compte globale – sans retraitement comptable – comme partie de la consistance potentielle des montants indemnitaires.»)
b) Le Maire de Troyes aurait dû distinguer deux processus: l'un concernant la poursuite de la concession au delà du terme légal de 2015, l'autre consistant en une modification éventuelle du contrat par voie d'avenant. Le droit de la Commande publique ne permet pas de mélanger les torchons et les serviettes sous peine de nullité. (« La jurisprudence Commune d'Olivet (…) n'avait pas encore été pensée comme permettant de véhiculer une prestation additionnelle »)
c) L'argument du changement de tous les branchements en plomb agité par Marc Bret ne tient pas debout: la Ville de Troyes n'aurait pas dû passer cette prestation sous forme d'avenant. Non seulement cette prestation est une modification plus que substantielle du contrat, mais en plus elle aurait dû faire l'objet d'un marché à part entière et d'une mise en concurrence régulière. Laquelle aurait sans doute débouché sur l'attribution d'un marché de travaux inférieur à 4 millions d'euros à un prestataire qui n'aurait pas forcément été Véolia ou ses sous-traitants.
Je suis consterné que François Baroin, qui se dit avocat, puisse laisser passer des erreurs aussi grossières. A son niveau de responsabilité, et compte tenu de ses ambitions et du nombre de conseillers dont il dispose, il ne saurait s'agir d'un défaut de compétence du maire de Troyes. Ou alors ce serait énorme. Cette délibération relève d'un choix raisonné et mûrement pesé d'accorder des facilités à Veolia. Il s'agit donc bien d'une faute politique particulièrement grave. Localement, on souhaitera que soit mis un terme rapidement à cette gestion calamiteuse de l'intérêt des Troyens.
Rédigé par Marc Bauland le Vendredi 20 Janvier 2012
Le temps des propositions
Pierre Brossolette (1903-1944) est resté pour la postérité la figure de ce résistant qui a joué un rôle de tout premier plan dans la France libre. Il s'est donné la mort le 22 mars 1944 pour ne pas avoir à donner le nom de ses camarades. Il est, avec Jaurès, sans doute le socialiste le plus présent sur les plaques des rues. Combien savent encore que c'est dans l'Aube qu'il a milité?
Le parcours et les engagements de Pierre BROSSOLETTE sont indissociables de notre département. Journaliste, socialiste, militant antifasciste, héros national de la résistance, une plaque très discrète honore sa mémoire sur la façade de l'actuel Hôtel du Moïse rue Charbonnet à Troyes.
Dans l'Aube, Pierre Brossolette a été un acteur essentiel de la vie politique locale et nationale dans les années 1930: que ce soit aux élections cantonales dans le canton d'Ervy le Châtel, aux législatives de 1936, année du front populaire, ou encore comme premier secrétaire de la fédération socialiste SFIO de l'Aube.
Pierre Brossolette est un exemple. Ses combats politiques, son engagement dans l'union de la Résistance française aux côtés du général De Gaulle, son sacrifice, méritent qu'un lieu soit dédié à sa mémoire et au souvenir de son rôle éminent dans l'armée des ombres. Nous serons amenés prochainement à proposer une initiative en ce sens.
Dans l'Aube, Pierre Brossolette a été un acteur essentiel de la vie politique locale et nationale dans les années 1930: que ce soit aux élections cantonales dans le canton d'Ervy le Châtel, aux législatives de 1936, année du front populaire, ou encore comme premier secrétaire de la fédération socialiste SFIO de l'Aube.
Pierre Brossolette est un exemple. Ses combats politiques, son engagement dans l'union de la Résistance française aux côtés du général De Gaulle, son sacrifice, méritent qu'un lieu soit dédié à sa mémoire et au souvenir de son rôle éminent dans l'armée des ombres. Nous serons amenés prochainement à proposer une initiative en ce sens.
Rédigé par Marc Bauland le Jeudi 12 Janvier 2012
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