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Conseil municipal de Troyes: budget primitif
article paru dans l'Est Eclair le 1er février 2011.


Myara dénonce « une autosatisfaction permanente »

Le socialiste Jaïm Myara : « Vous persévérez dans des investissements qu'on estime inutiles »


Les conseillers municipaux de gauche, tout comme ceux du Front national, n'ont pas attendu la fin de la présentation du budget et les traditionnelles explications de vote pour descendre en flèche les propositions formulées par François Baroin et ses adjoints. Rien d'étonnant après tout de la part de l'opposition qui, si elle ne s'opposait pas sur un tel document budgétaire, perdrait pratiquement toute raison d'être. Sauf que, lorsque le maire de Troyes évoquait hier soir le maintien des taux de la fiscalité (pour la douzième année), la maîtrise de l'endettement, des investissements soutenus et le maintien des subventions aux associations, le Front national constate plutôt « une diminution de certaines lignes budgétaires » et « une dette pas très bien maîtrisée ». Bruno Subtil va plus loin en qualifiant les travaux d'aménagement des quais de Seine « d'amélioration cosmétique ». Entendez par là qu'il n'y voit que désagréments pour les automobilistes et pour les commerçants.
De son côté, Jaïm Myara s'est attaché à dénoncer « une forme d'autosatisfaction permanente ». Lorsqu'il lit le contenu de ce budget, il trouve « un endettement qui augmente », des actions « qui n'ont aucune incidence sur les attentes sociales des Troyens », et des investissements qu'il estime « inutiles ». Deux lectures totalement différentes, donc, du document budgétaire et deux visions opposées des priorités. Avec, pour les adjoints, la nécessité d'argumenter, de corriger, de rectifier. Ainsi lorsque le Front national regrette une diminution du budget alloué aux espaces verts, Marc Bret souligne qu'avec les parterres fleuris « on tond moins », avec les plantes vivaces « on arrose moins », et avec la récupération des sapins de Noël qui sont ensuite broyés, « on économise de l'eau et des produits de désherbage ». Seul bémol, la hausse du coût de l'énergie (+ 22 % au dernier trimestre 2010) due à l'hiver rigoureux. Mais sur la météo, les élus ne peuvent pas encore faire grand-chose…

Rédigé par Jaïm Myara le Mercredi 2 Février 2011 à 15:50